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Elles sont là!!!

Hier, nous avons, enfin, reçu nos nouvelles étiquettes. Les voici en situation :

Le Bordeaux supérieur 2010, avec son bandeau bordeaux et sa coccinelle

L’Entre-Deux-Mers 2011, avec son bandeau vert pâle et son papillon

 

Le Bordeaux clairet 2011, avec son bandeau lilas et sa libellule

 

Ces trois couleurs, ainsi que les insectes représentés sur l’étiquette seront le fil conducteur de cette nouvelle collection. Faciles à identifier, ces petites bestioles seront un moyen mnémotechnique pour se rappeler de nos vins.

Elles sont aussi le symbole de la diversité animale et végétale que nous voulons voir revenir dans nos vignes.

Nous voulons que nos vignes cessent d’être une monoculture dans un désert, et redeviennent une culture dans un milieu vivant, donc divers.

Il ne vous reste plus qu’à savourer cette diversité, avec modération, bien sûr!

fin de mise!

Voilà! Vendredi 5 avril, à 17:00, la mise était finie. Nous avons fini par le Bordeaux supérieur rouge 2010. Notre premier vin en conversion vers l’agriculture biologique. Le premier qui n’a vu aucun pesticide.

Maintenant, il reste à attendre 2 à 3 semaines afin que le vin se remette de la mise, étape toujours éprouvante pour les arômes et les saveurs. Alors, il pourra emplir vos papilles de plaisir.

mise de printemps…

Aujourd’hui et demain, nous mettons en bouteilles. Ce matin, en jour fruit, nous avons embouteillé l’Entre-Deux-Mers et le Clairet.

Étant donné que nous n’avons que de petites quantités de chacune de ces couleurs, nous les mettons en caisses-palettes.

Et nouveauté cette année, nous faisons des demi-bouteilles d’Entre-Deux-Mers et de Clairet…

Maintenant, on pourra se faire plaisir sans remords. :-)

Dans l’après-midi, nous sommes passés en jour racine selon le calendrier biodynamique. C’es une période idéale pour la mise en bouteilles des vins de conservation. C’est pour cela que nous avons commencé l’embouteillage du Bordeaux supérieur rouge à ce moment-là.

Il y aura en tout environ 16000 bouteilles de rouge. Nous les mettrons donc en piles. Ça prend moins de place. À suivre…:-)

Attention! Attention! Carnaval!

Demain, à La Réole, on brûle MONSIEUR CARNAVAL!

Puis, entre 19h et 01h, une « bodega » rassemblera plusieurs vignerons du canton de La Réole aux côtés de restaurateurs réolais dans le cloître des bénédictins  près de la mairie et de l’église. L’ambiance sera donnée par un concert gratuit. Nous y serons! Sous quel déguisement? Mystère!

Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à venir nous voir.  À demain donc!

Dis Pascal, c’est quoi le recottage?

Eh bien mon petit Jules, le recottage est un mot barbare pour une opération tellement simple! c’est un mot typiquement girondin, je crois, dans cette acception en tout cas. On parle, en bon français, de complantation. Il s’agit en fait de remplacer les pieds de vigne morts par de jeunes plants. La technique en est assez simple, dans l’absolu, mais si on creuse un peu, on se rend compte que, pour bien réussir son recottage, il ne faut pas faire n’importe quoi.

Tout d’abord, on repère les pieds morts. jusque là, pas de problème.

 

  Ce plant est bien mort…

  On arrache le marquant qui sert à diriger les pousses de la vigne (la vigne est une liane qu’il faut diriger et qui a besoin d’un support car elle n’a pas de      crampons comme la vigne vierge pour se tenir toute seule!)

  Le sol est assez frais, donc l’arrachage du piquet est facile…

  Puis j’arrache le pied… s’il veut bien!

  Il ne voulait pas… mais tu vois, il était bel et bien mort :-)   :-(

  Maintenant, il faut faire le trou dans lequel on mettra le nouveau pied. Ce qu’il reste du pied mort viendra avec la terre et on pourra le mettre avec les   sarments, entre les rangs, pour qu’il se dégrade et fournisse de la matière organique au sol.

 Je fais les trous à la main… et oui, c’est comme ça… il existe de nombreux modèles de tarières qui s’attèlent derrière un tracteur, mais un tracteur pollue et dans le cas de la parcelle qui nous occupe, la plantation est récente et le sol pas trop compacté. Une fourche bêche est l’outil idéal selon moi car il fait un trou assez large dont les parois ne sont pas lissées. Je fais un trou d’un profondeur d’un peu plus d’un fer de bêche.

  Puis je remets le marquant (piquet).

  Et j’ajoute au fond du trou une poignée d’amendement organique à base de corne. Cet amendement, en se décomposant lentement, fournira progressivement des éléments nutritifs aux jeunes racines du nouveau plant, et lui permettront de s’installer solidement.

Voilà! Le nouveau logement du petit plant est prêt!

Le voici, le nouveau locataire! :-)

Un petit passage chez le coiffeur avant d’emménager…

Je le place bien contre le marquant, de façon à ce que les jeunes pousses puissent y être attachées lorsqu’elles seront suffisamment longues!

Je remets la terre autour du plant, jusqu’au niveau de la cire qui maintien le greffon sur le porte -greffe…

Je tasse bien la terre autour du plant. De cette façon, l’humidité est bien maintenue autour des racines, et les radicelles qui pousseront ne se dessècheront pas.

Je remets un manchon en plastique souple autour du plant et du piquet (je sais, ce n’est pas très joli!). Il protègera le jeune plant lors du désherbage mécanique. Il maintient aussi une atmosphère un peu plus chaude, une sorte d’effet de serre, autour du plant. Cela lui permettra de pousser un peu plus facilement et un peu plus vite.

Et voilà mon petit Jules! Tu vois, ce n’est pas compliqué! Ce mot barbare n’avait d’effrayante que l’apparence!  :-)

La prochaine fois que tu as une question, n’hésite pas!

Le grand Truc!

Un adage occitan cité par les « Paloumayres » (chasseurs de Palombes) dit ceci: « Saint-Luc Lo gran Truc ». En Français :  » à la Saint Luc (18 octobre) c’est le grand truc ». Il signifie que c’est à cette période que les vols migratoires de Palombes du Nord vers le Sud sont les plus importants.
Depuis une semaine, on a pu assister au « Grand Truc » des Grues cendrées, qui remontent depuis l’Afrique du Nord, l’Espagne et même le sud des Landes, vers le Nord et le Nord-Est de l’Europe. C’est vraiment un spectacle étonnant que de voir tous ces oiseaux, ordonnés en V comme à la parade, (mais surtout pour des raisons aérodynamiques), avancer avec détermination vers leur destination estivale.
En route vers le Nord!
« V »
« Suivez la flèche! »
Bon, OK, parfois, quand différentes vagues se rejoignent, c’est un peu le bazar! :-)
Bah! c’est pas pire qu’une gare parisienne un jour de départ en vacances…
De toute façon, le retour des grues est un moment que j’aime particulièrement, car il annonce le retour du printemps!

Pour plus d’infos sur la grue, je vous conseille ce site sur la grue cendrée.

Déjà 4 semaines!!!

Voilà déjà 4 semaines tombaient sur notre région, comme sur presque tout le pays, les premiers flocons d’une multitude qui devaient recouvrir nos vignes de plus de 10cm d’un manteau blanc protecteur. Joli, certes… mais utile surtout… avec les -7°C qu’on avait eus depuis le jeudi précédent, les fèveroles semées dans un interligne sur deux commençaient à faire triste mine. La neige a été bénéfique puisque par la suite, c’est plusieurs fois -10°C que nous avons eus dans les jours qui ont suivi. Et cette couche de neige a maintenu la température au sol autour de 0°C. Nos engrais verts ont donc été sauvés.

Ce qui n’était pas commun, c’est que cette neige tienne aussi longtemps… alors, au début c’est joli…
Un blanc immaculé, au début, c’est sympa…
…ça transforme tout…
… mais une semaine de glissades, ça fatigue!
D’autant qu’avec ce froid, inhabituel, les canalisations d’eau sont gelées et que pour les chevaux, il faut porter l’eau au seau et casser la glace dans les abreuvoirs… Avec ce genre de choses à faire, on a l’impression que le temps ralentit…
Pour Solène, ces grands froids ont marqué la fin des vacances : depuis le 19 février, elle est à l’école! Quand elle reviendra vers la mi-mars, nous prendrons des cours ensemble pour travailler ensemble dans la vigne… Travail du sol, notamment des jeunes vignes, portage, le travail avec la plus belle conquête de l’Homme permettra, notamment, de réduire le compactage des sols. Mais je vous en reparlerai…

Après le dégel, on parle de débâcle pour la fonte des glaces d’un fleuve, notamment en Sibérie, qui provoque crues et inondations, nous avons eu droit ici aussi à notre mini débâcle. Ce qu’il restait de vieux tuyaux métalliques a cédé sous la pression de la glace dans les endroits mal isolés, et il nous a fallu mettre notre habit de plombier pour réparer tout ça.

A la vigne, on ne taille pas en-dessous de 0°C. C’est donc 7 jours de lune descendante que nous avons perdu. Je parle de lune descendante car en biodynamie, afin de respecter les cycles naturels, certaines opérations, comme la taille se font en lune descendante. Certes, on dit toujours qu’il vaut mieux tailler le plus tard possible, mais vue la quantité de pieds de vigne à passer en revue, le travail qu’il faut faire dans les parcelles après la taille (sécaillage, pliage), et le printemps qui approche maintenant à grands pas, les journées deviennent trop courtes.
Demain sera un autre jour…

Une belle réussite!

Une belle réussite! Tel est le sentiment qui se dégageait à la fin du marché. Plus de 300 personnes sont venues nous rendre visite et, entre les escargots et le miel, beaucoup sont venues me voir, quelquefois pour déguster, mais surtout pour en apprendre plus sur nos vins. Depuis déjà 3 ans, je participe à ce marché. Certains ont pris leurs habitudes et viennent me voir directement pour passer commande. Mais nombreux sont ceux qui me découvrent, avec étonnement ou intérêt. Une chose est sûre: tout les visiteurs du marché savent maintenant que l’ont peut trouver les vins du Château La Courtiade Peyvergès chez Marie et Thierry Roger, ferme du grand porche à Quarouble. :-)

Rendez-vous Nordiste…

Avis à tous les Nordistes, et aux autres qui passeront dans la région de Valenciennes le dimanche 29 janvier. Je serai présent lors du marché des producteurs du parc régional de Scarpe-Escaut qui se tiendra chez Marie et Thierry Roger, éleveurs à la ferme du grand porche, rue Roger Salengro à Quarouble. Vous pourrez y trouver, outre des produits carnés directement issus de l’élevage, des chicons, du miel, des escargots, des fruits de saison et bien d’autres chose encore. Thierry et Marie m’ont invité à venir vous faire découvrir nos vins, que vous pouvez trouver chez eux tout au long de l’année. Alors n’hésitez pas à faire cette promenade dominicale. Le marché a lieu de 9:00 à 13:00. Je compte sur vous! :-)

Bonne Année!

Il n’est pas trop tard, alors Alexis et Pascal vous souhaitent une bonne et heureuse année 2012. Qu’elle se déroule, pour vous lecteur, dans l »amitié, la convivialité et la joie de vivre, en famille et entre amis.